Les vingt questions de cohérence

Palier 2 Gloire : 250 XP
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Sagesses Communes

  • Que sont les vingt questions de cohérence d'un monde de jeu de rôle ? Ce sont vingt questions courtes, posées toujours dans le même ordre, qui balaient les vingt domaines dont un monde a besoin pour tenir debout : l'eau, la nourriture, le vivant, le climat, les ressources, les distances, les routes, la monnaie, les prix, le commerce, la densité, la langue, l'autorité, les factions, les marges, la mort, le culte, la magie, le savoir et l'histoire. Chacune est la racine d'un arbre de conséquences que quelqu'un a déjà déroulé ailleurs dans l'Académie. Répondre en une ligne suffit : ce qu'on cherche n'est pas une réponse riche, c'est de savoir laquelle manque.
  • Combien de temps prend l'audit de cohérence d'un monde ? Une heure pour une région, à trois minutes par question, si tu t'interdis de rédiger. Tu écris une ligne par question et un état : répondu, trou, ou contradiction. La tentation qui fait déborder l'exercice est de corriger en chemin — ne corrige rien pendant l'audit, note et passe. La correction est un second travail, avec sa propre hiérarchie, et elle ne se fait pas dans le désordre où les trous se sont présentés.
  • Comment hiérarchiser les incohérences trouvées dans son monde ? Par la distance à la table, jamais par la gravité théorique. Trois piles : ce sur quoi un joueur peut buter à la prochaine séance, ce qu'il atteindrait en trois séances, et ce que personne ne touchera jamais. Croise ensuite avec le coût de la correction — une ligne, une soirée, un pan entier de ton monde. Tu corriges d'abord ce qui est proche et bon marché, et tu déclares vide ce qui est loin et cher.
  • À quoi ressemble un plan de correction utile ? À trois colonnes et à une règle. Les colonnes : le trou, l'endroit exact où il se corrige, et ce que la correction rend faux ailleurs. La règle : on corrige par ajout de cause, pas par gommage. Effacer le fait qui gêne laisse la cause en place et le symptôme ressortira ailleurs ; ajouter la cause qui manque referme le trou sans détruire ce que tu avais écrit.
  • Faut-il tout corriger dans un monde qu'on vient d'auditer ? Non, et le croire est la meilleure façon de ne rien livrer. Un audit produit toujours plus de trous qu'une saison de préparation ne peut en fermer. Dix corrections bien choisies valent quarante ébauchées : les autres se déclarent zones vides, ce qui est une décision et non un retard, et se rouvrent le jour où ta table s'en approche.

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